Activités

Production audiovisuelle

L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court terme à la production audiovisuelle, ainsi que des crédits à moyen terme aux sociétés de production.

Après une année 2015 qui avait déjà démontré le dynamisme du secteur audiovisuel, cette tendance s’est poursuivie et accentuée significativement en 2016, avec un montant de crédits garantis historiquement haut (+ 71 % par rapport à 2015 et + 109 % par rapport à 2014). Le volume total des garanties délivrées atteint ainsi 69 millions d’euros pour 121,2 millions d’euros de crédits garantis.

Les garanties accordées le sont quasi-exclusivement pour des crédits finançant la fabrication proprement dite des oeuvres (crédits de production et crédits export) qui totalisent 96 % de l’activité globale (84 % en 2015), au détriment des crédits souscris pour le financement de ces entreprises (trésorerie, moyen terme, développement), ce qui traduit la vigueur du secteur.

Si l’animation conforte nettement sa place de genre majoritairement soutenu par le fonds de garantie (60 % contre 52 % en 2015 et 55 % en 2014), la fiction se maintient à un niveau équivalent à 2015 (33 % du total des garanties émises pour 32 % en 2015), au détriment du documentaire qui continue de voir sa part relative décliner (ce genre ne capte plus que 6 % des garanties, contre 16 % en 2015 et 21,5 % en 2014).

Le volume des garanties émises pour le secteur de l’animation avec 41,4 millions d’euros de production de risque a quasiment doublé par rapport à 2015 et enregistre une progression de + 128 % par rapport à 2014. Le nombre de nouveaux programmes mis en production en 2016 et ayant bénéficié de la garantie de l’IFCIC est passé de 11 en 2015 à 23 cette année traduisant ce fort dynamisme de notre activité.

Ce secteur de l’animation se distingue également par une forte concentration : cinq sociétés bénéficient de plus des deux tiers des garanties délivrées, soit 28 millions d’euros et huit bénéficient de 80 % des montants des garanties accordées. Enfin, il est à noter que six séries sur vingt-trois financées ont été produites par des sociétés nouvellement créées.

L’augmentation des garanties délivrées au secteur de la fiction observé en 2015 s’est intensifiée en 201 : elles atteignent un montant de 22,9 M€, en hausse de 79 % par rapport à 2015, et qui a triplé par rapport à 2014. En 2016, douze programmes de fiction ont fait l’objet d’un crédit garanti par l’IFCIC, contre dix en 2015 et sept en 2014, la hausse de la production de risque résulte essentiellement de l’augmentation du montant moyen garanti, porté par quatre opérations pour des séries d’envergure (contre seulement deux en 2015), notamment deux coproductions internationales au budget très conséquent financés par plusieurs chaînes de plusieurs continents.

Le documentaire occupe traditionnellement une place minoritaire parmi les crédits garantis par l’IFCIC compte tenu des devis modestes et des types de financements requis, nécessitant un faible recours à l’emprunt. Après deux années qui ont manifesté un certain dynamisme du genre, tant en montant de garanties émises qu’en nombre d’oeuvres, ces indicateurs sont revenus à un niveau plus proche de celui constaté lors des années antérieures. En 2016, 10 crédits finançant la production d’un ou plusieurs documentaires ont été garantis par l’IFCIC, contre 19 en 2015 et 21 en 2014.

Au 31.12.2016

Fonds de garantie net (secteur audiovisuel) : 10,3 M€

Encours de risque IFCIC (hors contentieux) : 85,8 M€ (+27,7%), correspondant à 162,5 M€ de crédits

Taux moyen des garanties : 53% sur l'ensemble des crédits garantis

Montant des garanties accordées durant l'exercice : 68,6 M€ (+70,8%), correspondant à 121,2 M€ de crédits

Sinistres déclarés durant l'exercice : 0,7 M€


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