Activités

Production audiovisuelle

L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court terme à la production audiovisuelle, ainsi que des crédits à moyen terme aux sociétés de production.

Le secteur audiovisuel a connu en 2011 une nouvelle baisse de son activité (- 5,7%), après celle déjà enregistrée en 2010 (- 8,3%). Le volume total des garanties délivrées atteint 48,5 millions d’euros pour 88 millions d’euros de crédits garantis. Cette baisse tendancielle confirme la robustesse globale de l’économie de la production audiovisuelle française, s’agissant notamment de la fiction pour laquelle le recours à la garantie demeure marginal.

L’activité de l’IFCIC dans ce dernier domaine est ainsi en net recul (- 13,3 %) : 20,5 millions d’euros de garanties ont été délivrées en 2011, la part relative de ce genre dans la production de risque audiovisuelle revenant à 42 %. Certains producteurs de fiction ont su démontrer le faible risque attaché à leur activité (tant en termes de fabrication que de nature des financements apportés) et adapter rapidement le niveau de leurs frais généraux aux fluctuations des commandes des diffuseurs. Ils ont ainsi regagné l’accès à des crédits ne nécessitant pas l’intervention de l’IFCIC et même à de simples relais bancaires en lieu et place de crédits structurés plus onéreux, profitant d’un paysage bancaire dans lequel la concurrence s’est accrue par l’arrivée de nouveaux entrants au cours des dernières années.

Concernant le documentaire, le volume de garanties accordées (3,2 millions d’euros) est en augmentation par rapport à 2010 : + 32,8 %, après une chute spectaculaire de plus de 50% en 2 ans (part relative ramenée à 5% au sein du sous fond audiovisuel de l’IFCIC). L’intervention de l’IFCIC en faveur de ce genre demeure cependant limitée : 6 nouvelles œuvres en 2011, auxquelles il convient d’ajouter la mise en place en faveur d’un important producteur de documentaires d’un financement global portant plusieurs productions amples et complexes. La faible taille moyenne des productions documentaires françaises, le cycle court de fabrication et la lisibilité des financements expliquent ce faible recours à l’IFCIC.

L’activité de production d’animation est stable (- 2,3%) à 24,8 millions d’euros : ce genre représente plus de la moitié (51%) de l’activité du sous fonds audiovisuel de l’IFCIC en 2011. Le nombre de nouvelles séries mises en production avec garantie est stable (20), un certain nombre de ces œuvres étant produit quasi-intégralement en France grâce au développement, que soutiennent des aides spécifiques, de studios d’animation nationaux.

Enfin, l’exercice a été marqué par un accroissement sensible du volume de crédits moyen terme et de trésorerie (+ 166%) ainsi que de crédits export (+ 46%), induisant une augmentation de la consommation de fonds de plus de 15% dans le secteur audiovisuel.
 

Au 31.12.2011

Fonds de garantie net (secteur audiovisuel) : 11,2 millions d'euros

Encours de risque IFCIC (hors contentieux)68,4 millions d'euros (66,5  M€ au 31/12/2010), correspondant à 123,4 millions d'euros de crédits

Taux moyen des garanties : 55,5% sur l'ensemble des crédits garantis

Montant des garanties accordées durant l'exercice : 48,5 millions d'euros (51,4 M€ en 2010), correspondant à 88,0 millions d'euros de crédits

Encours contentieux : 0,8 million d'euros (1,2 M€  au 31/12/2010)

Provisions en capital sur sinistres déclarés durant l'exercice : Néant