Activités

Production audiovisuelle

L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court terme à la production audiovisuelle. Depuis juillet 2017, la garantie peut également accompagner des crédits à court et moyen terme consentis à des sociétés de production européennes dont certains avec la contre-garantie du Fonds de garantie pour les industries culturelles financé par la Commission européenne.

Après un fort dynamisme en 2016, l’activité de l’IFCIC en faveur du secteur audiovisuel français recule en 2017, à 58 M€ de garanties accordées (contre 69 M€ en 2016) et 107 M€ de crédits garantis (122 M€ en 2016). L’activité est toutefois bien supérieure à son niveau de 2015, année où la production de risque s’est établie à 40 M€, soit une hausse de 45 % entre 2015 et 2017. Cette baisse concerne presque exclusivement le secteur de la fiction, tandis que le secteur du documentaire progresse légèrement et que l’animation reste quasiment stable (-2 %).

Comme en 2016, la majorité des garanties concerne des crédits finançant la fabrication des oeuvres audiovisuelles (78 % du total). Le nombre d’oeuvres concernées est stable (47 en 2017 contre 45 en 2016, tous genres confondus) mais le volume moyen des crédits accordés diminue, du fait d’une moindre présence d’oeuvres à fort budget, principalement dans le genre de la fiction.

L’animation reste le genre majoritairement soutenu par le fonds de garantie, reflétant en cela le dynamisme et la créativité de la production hexagonale : l’activité 2017 compte 41 M€ de garanties octroyées, un montant équivalent à 2016, et le secteur représente 70 % de l’activité totale cette année, après 60 % en 2016 et 52 % en 2015. Si la part du documentaire progresse quelque peu (5 M€ de garanties, soit 9 % du total après 6 % en 2016), celle de la fiction (séries et téléfilms) recule (12 M€ de garanties, -46 %) et représente 21 % de l’activité totale, contre 33 % en 2016.

Comme les années précédentes, l’activité se concentre sur un nombre restreint de sociétés : une dizaine de sociétés se sont vu accorder à elles seules 85 % du volume total des garanties délivrées par l’IFCIC en animation en 2017. Cette concentration reflète la structure du marché français.

Ces chiffres sont toutefois à relativiser par le fait que, parmi cette dizaine de structures, on note que six ne faisaient pas partie des dix sociétés les plus aidées en 2016. Ceci s’explique par les spécificités des entreprises de production indépendantes, coeur de cible de l’IFCIC, dont les capitaux limités et les effectifs réduits ne permettent pas de mise en production de nouvelle série d’animation tous les ans. La plupart de ces sociétés ont un cycle de production de 2 ans.

On relève une hausse de la part des crédits de trésorerie à court et moyen terme (3,4 % en 2017 contre 1,8 % en 2016) grâce à un nombre croissant de sociétés bénéficiaires, le volume moyen de crédit restant stable.

La nouvelle activité en faveur de l’audiovisuel européen, qui a débuté au second semestre, représente des volumes encore faibles : 0,2 M€ de garanties sont accordées, pour un total de 0,3 M€ de crédits garantis..

Au 31.12.2017

Encours de risque IFCIC : 94 M€, correspondant à 174 M€ de crédits

Montant des garanties accordées durant l'exercice : 58 M€, correspondant à 107 M€ de crédits


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