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Production cinéma

L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court terme à la production cinématographique, ainsi que des crédits à moyen terme aux sociétés de production. Il garantit également des crédits à court terme à la production cinématographique européenne, grâce à une dotation spécifique reçue du CNC. Ce dernier dispositif prolonge le fonds de garantie MEDIA pour la production (FGMP) mis en place entre 2010 et 2013 avec l'appui financier conjoint de l'UE et du CNC.

Après s’être stabilisé en 2012 à un niveau très élevé de près de 180 millions d’euros, la production de risque dans le secteur cinéma est en baisse en 2013 et atteint 165 millions d’euros (- 8,3%), correspondant à 326,1 millions d’euros de nouveaux crédits. La baisse de l’activité domestique, plus nette (- 10,1%), est légèrement atténuée par la croissance de celle du FGMP (+ 20,5%), fonds de garantie destiné aux longs-métrages européens qui a délivré 13,2 millions d’euros de garanties en faveur de 12 films.

Les garanties accordées pour des crédits finançant la fabrication des films (crédits de production et crédits export) représentent comme toujours la quasi-totalité de l’activité, dont la baisse résulte ainsi principalement en 2013 de la diminution du montant moyen garanti par crédit et non du nombre de films ayant bénéficié de la garantie de l’IFCIC.

En effet, les films mis en production en 2013 avec un crédit garanti par l’IFCIC sont au nombre de 92 (contre 91 en 2012), soit une légère hausse obtenue par l’augmentation des films ayant bénéficié du FGMP - 12 contre 10 l’an dernier. En revanche, le montant moyen des garanties accordées par film subit une baisse de 8,3%, légèrement plus marquée que la baisse du devis moyen (- 6,6%) : le jeu du plafond de risque par emprunteur n’a, ponctuellement, pas permis d’offrir à l’établissement de crédit prêteur le taux de garantie standard de 55%.

La baisse du devis moyen provient de la forte diminution du nombre de films de devis supérieur à 15 millions d’euros ayant bénéficié d’un crédit de production garanti par l’IFCIC : seuls 5 films en 2013, contre 13 en 2012, entrent dans cette catégorie. Cette diminution, qui impacte fortement le volume de la production de risque globale, est toutefois en partie compensée par une hausse du nombre de films ifciqués de devis compris entre 4 et 7 millions d’euros.

Au plan national, les films produits avec l’agrément du CNC en 2013 connaissent une évolution similaire. L’ensemble est stable mais les films à plus de 15 millions sont en baisse sensible de 50%. Les producteurs indépendants « fragiles », traditionnels bénéficiaires de l’IFCIC, sont logiquement plus fortement touchés par cette baisse qui concerne une catégorie de films nécessitant une capacité d’investissement en fonds propres conséquente.

Enfin, les crédits de distribution comme les crédits de développement sont en repli - de respectivement 37% et 35% - mais ils ne représentent que 6% du volume total de la production de risque dans le secteur cinématographique.

Au 31.12.2013

Fonds de garantie net (secteur cinéma) : 44,1 millions d'euros

Encours de risque IFCIC (hors contentieux) 237,5 millions d'euros (228,3 M€ au 31/12/2012) dont 17,4 millions au titre du FGMP, correspondant à 469,9 millions d'euros de crédits (dont FGMP : 38,4 M€)

Taux moyen des garanties : 50,6% sur l'ensemble des crédits garantis

Montant des garanties accordées et utilisées durant l'exercice 165,0 millions d'euros (179,9 M€ en 2011) dont 13,2 millions au titre du FGMP, correspondant à 326,1 millions d'euros de crédits (dont FGMP : 31,7 M€)

Encours contentieux : 1,6 millions d'euros (2,2 M€ au 31/12/2012)

Provisions en capital sur sinistres déclarés durant l'exercice : 0,46 million d'euros