Production cinéma
L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court terme à la production cinématographique, ainsi que des crédits à moyen terme aux sociétés de production.
L’activité dans le secteur du cinéma s’inscrit en hausse très significative par rapport à 2009 : avec 183 millions d’euros, la production de risque progresse de 36% et atteint, après la hausse de 17% déjà enregistrée l’an dernier, un nouveau « pic » historique.
Les garanties accordées pour des crédits finançant la fabrication des films (crédits de production) représentant 90% de la production totale, la hausse de l’activité du sous-fonds « cinéma » en 2010 résultant exclusivement des garanties accordées à ces crédits (+ 43%). Si l’on y ajoute le volume de crédits export (en diminution cette année de 8,2 M€) et le volume des crédits de distribution anticipant des recettes liées à un film en particulier (salles, vidéo, TV France et export), en hausse de 6 M€, le volume total des garanties liées au financement du cash-flow de la fabrication de films représente 93,5% de la production de risque totale. Hors une opération exceptionnelle (11 M€ de risque en 2010 au titre d’une production démarrée en 2009), l’activité du sous-fonds n’augmente « que » de 26%.
Le nombre de longs-métrages mis en production avec la garantie de l’IFCIC progresse fortement : 112 films contre 98 en 2009. Cette évolution est comparable à celle que connaît la production cinématographique nationale dans son ensemble (261 films agréés en 2010 soit + 13,5%), mais nettement plus marquée concernant les seuls films d’initiative française : 95 films garantis contre 76 en 2009, soit une hausse de 24% (11,5% au plan national).
Le devis moyen des films « ifcicqués » (hors dossier exceptionnel) est en hausse de 20% alors que le devis moyen des films d’initiative française ne progresse que de 7,5% : cette différence confirme la tendance, constante depuis 2007, qui voit des sociétés indépendantes toujours plus nombreuses produire des œuvres ambitieuses, mobilisant des budgets élevés, pour la bonne fin de la production desquelles l’intervention de l’IFCIC est sollicitée.
Le montant moyen garanti par film ne progresse que de 10%, soit deux fois moins que le devis moyen : cette situation résulte de ce que (i) la trésorerie de plusieurs films « ifcicqués » en 2010 a été partiellement assurée par des partenaires non bancaires et (ii) la limite réglementaire de risque par emprunteur a été atteinte pour certains films et/ou producteurs.
Au total, près de 80% des films d’initiative française de plus de 1 M€ de devis produits par des indépendants à faibles capitaux propres ont bénéficié de la garantie de l’IFCIC.
Enfin, si les garanties à des crédits de développement ont progressé de 54% entre 2009 et 2010, leur part relative dans la production de risque demeure modeste, de l’ordre de 3%.
Au 31.12.2010
Encours de risque IFCIC (hors contentieux) : 228,7 millions d'euros (181,0 M€ au 31/12/09), correspondant à 457,4 millions d'euros de crédits
Taux moyen des garanties : 50,1% sur l'ensemble des crédits garantis
Montant des garanties accordées et utilisées durant l'exercice : 183,0 millions d'euros (134,6 M€ en 2009), correspondant à 373,3 millions d'euros de crédits
Encours contentieux : 5,3 millions d'euros (5,3 M€ au 31/12/2009)
Provisions en capital sur sinistres déclarés durant l'exercice : 1,3 millions d'euros
