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Production cinéma

L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court terme à la production cinématographique et des crédits à moyen terme aux sociétés de production. Il garantit également, grâce à un fonds (FGMP) mis en place fin 2010 avec l'appui financier du Programme MEDIA de l'UE et du CNC, des crédits à court terme à la production cinématographique européenne.

Le volume de garanties délivrées dans le secteur cinéma est parfaitement stable en 2012 : 179,9 millions d'euros correspondant à 345,3 millions d'euros de crédits. Cette production de risque inclut pour la deuxième année consécutive celle issue du FGMP, qui progresse de 20% à 10,9 millions d'euros pour 10 films (11 en 2011).

Bien qu'elles représentent, cette année encore, la très grande majorité (83%) de l'activité du fonds, les garanties accordées pour des crédits finançant la fabrication des films relevant du seul fonds  CNC (crédits de production et crédits export) sont en baisse de 6,4%. Cette baisse résulte de trois phénomènes aux effets contradictoires :

(i) les films mis en production en 2012 avec la garantie de l'IFCIC sont en diminution pour la deuxième année consécutive-: 91, contre 97 en 2011 et 112 en 2010 ;

(ii) le montant moyen des garanties sur crédit de production accordées par film est à nouveau en augmentation de 7%, après 14% de hausse en 2011 ;

(iii) aucun crédit export n'a été monté en 2012 (contre 10 M€ de garanties en 2011).

En revanche, les crédits finançant les minima garantis des distributeurs sont en augmentation de 170% et ont représenté 6,5% de la production de risque (contre 2,4% en 2011). Malgré le développement en leur faveur des interventions des fonds "ISF" et le maintien de l'enveloppe des Sofica, les investissements très élevés réalisés en 2012 par les distributeurs indépendants ont nécessité un recours soutenu au crédit.

Enfin, les crédits finançant le développement des films ont augmenté de 79%, reflétant l'activité soutenue de quelques producteurs indépendants menant de front plusieurs projets ambitieux mais aussi les besoins de trésorerie accrus de plus petites sociétés face à l'allongement des délais permettant de réunir le financement de films plus difficiles.

Les données observées à l’IFCIC ne contrastent qu’en apparence avec celles issues du CNC : la hausse globale du nombre de films agréés en 2012 (278, + 6 films) est imputable quasi-exclusivement au nombre élevé de coproductions minoritaires. Quant aux seuls films d'initiative française, leur stabilité en volume masque une hausse de 23% des films de moins de 1M€ de devis (qui ne recourent pas au crédit) et une diminution de 34% des films au devis compris entre 4 et 7 M€ (traditionnellement très présents à l'IFCIC). En outre, une banque a développé cette année son intervention à destination des films issus de producteurs indépendants "fragiles", en simple relais de trésorerie, c'est-à-dire sans structuration du crédit et donc sans intervention de l'IFCIC.

Au total, le recul limité de la production de risque (hors FGMP) n'est dû qu'au recours à la garantie d'un grand nombre de films de plus de 15 M€ de devis (14, contre 2 en 2011).

Au 31.12.2012

Fonds de garantie net (secteur cinéma) : 40,8 millions d'euros

Encours de risque IFCIC (hors contentieux) 228,3 millions d'euros (248,2 M€ au 31/12/2011) dont 14,7 millions au titre du FGMP, correspondant à 448,7 millions d'euros de crédits (dont FGMP : 32,8 M€)

Taux moyen des garanties : 50,9% sur l'ensemble des crédits garantis

Montant des garanties accordées et utilisées durant l'exercice 179,9 millions d'euros (179,8 M€ en 2011) dont 10,9 millions au titre du FGMP, correspondant à 345,3 millions d'euros de crédits (dont FGMP : 20,3 M€)

Encours contentieux : 2,2 millions d'euros (4,5 M€ au 31/12/2011)

Provisions en capital sur sinistres déclarés durant l'exercice : 0,7 million d'euros