Activités

Production cinéma

L’IFCIC garantit, grâce à un fonds doté par le CNC, des crédits à court et moyen terme à la production et la distribution cinématographique, ainsi que des crédits à court et moyen terme aux sociétés de production européennes sur une ligne dédiée au sein du fonds CNC. Depuis juillet 2017, certains de ces crédits peuvent bénéficier de la contre-garantie du Fonds de garantie pour les industries culturelles et créatives financé par la Commission européenne et géré par le Fonds européen d'investissement.

Après deux années particulièrement intenses (211 M€ de garanties accordées en 2015 et 220 M€ en 2016), l’activité du fonds de garantie Cinéma diminue en 2017 pour s’établir à 172 M€ de garanties accordées, soit un recul de 22-%. Le total des nouveaux crédits garantis atteint 322 M€, contre 417 M€ en 2016. En dépit de cette baisse, l’activité est supérieure à son niveau de 2014, la production de risque ayant atteint 137 M€ cette année-là.

Cette diminution par rapport à 2016 s’explique principalement par la baisse des garanties accordées pour des crédits finançant la fabrication des films (crédits de production et crédits export, par opposition aux crédits de trésorerie), ceux-ci composant la quasi-totalité de l’activité (90 %) et enregistrant un recul similaire à l’activité globale (154 M€ en 2017, soit -22 % par rapport à 2016).

Si le nombre de films agréés dont la production a été financée par un crédit garanti par l’IFCIC reste stable (81 films en 2017 contre 83 en 2016), le volume moyen des garanties accordées diminue de 14 %. Signalons que cette baisse est en ligne avec l’évolution du devis moyen des oeuvres concernées, celui-ci reculant de 16 % en 2017 : le nombre de films garantis par l’IFCIC de budget supérieur à 5 M€ diminue de 13 unités quand ceux au budget inférieur à 5 M€ augmente de 11.

Le soutien à la production européenne s’établit à 10 M€ de garanties accordées, soit une baisse de 65 % par rapport à 2016. Il faut toutefois noter que 2016 était une année exceptionnelle sur ce secteur, la production de risque évoluant entre 8 M€ et 14 M€ au cours des années précédentes.

D’une manière générale, on observe que les films français produits en 2017 par les sociétés indépendantes qui forment le coeur de cible de l’intervention de l’IFCIC, sont de budget moindre, ce qui traduit la dépendance forte de ces sociétés aux fonds propres limités vis-à-vis des financements externes disponibles. La baisse des investissements des chaînes de télévision dans le financement du cinéma français, tout comme la prudence des distributeurs indépendants face à un marché de la salle plus concentré, ont contribué à réduire fortement ces financements externes.

Les garanties au secteur de la distribution cinématographique accusent également un net recul, à 7 M€ en 2017 contre 16 M€ en 2016. Cette baisse est concentrée sur quelques sociétés principales bénéficiaires de la garantie IFCIC et s’explique, selon l’emprunteur considéré, par la réduction de l’activité ou par un moindre recours au crédit.

Au 31.12.2017

Encours de risque IFCIC : 275 M€ dont 23 M€ au titre du cinéma européen, correspondant à 524 M€ de crédits

Montant des garanties accordées et utilisées durant l'exercice : 172 M€, correspondant à 322 M€ de crédits


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