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Lancement des Etats généraux des industries culturelles et créatives : l'IFCIC renforce son action en prêts participatifs

Paris, le 28 novembre 2019 : dans le cadre du lancement des Etats généraux des industries culturelles et créatives, les ministres de l’Economie et des Finances, des Affaires Etrangères et de la Culture annoncent notamment le renforcement à hauteur de 25 millions d’euros des moyens de l’IFCIC en prêts participatifs.

 

Les garanties sur les prêts, les prêts eux-mêmes et les prêts participatifs qu’accorde l’IFCIC (Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles) sont destinés à aider au développement des entreprises des secteurs culturels et créatifs en leur facilitant l’accès au financement. Ils accompagnent souvent des investissements immatériels, au cœur de l’activité de ces entreprises.

 

Le soutien aux entreprises culturelles et créatives est au cœur des priorités du Gouvernement, car les entreprises du secteur sont des vecteurs essentiels pour diffuser la culture sur nos territoires comme à l’étranger. L’IFCIC accompagne ainsi plus de 1 300 entreprises représentant près de 1 milliard d'euros d'encours de prêts dans les secteurs de la musique, du livre, de l’audiovisuel et du cinéma, du jeu vidéo, de la presse, du spectacle vivant, des métiers d’art et du design, de la mode ou encore des galeries d’art…Derrière ces entreprises, il y a des femmes et des hommes qui produisent, éditent, distribuent, diffusent, et surtout créent et inventent dans un monde qui se transforme radicalement. A côté des grands groupes, il est essentiel que nos PME culturelles - qui incarnent la diversité de la création - rayonnent elles-aussi au niveau européen et international.

Ces entreprises culturelles sont dotées de modèles économiques atypiques où la logique d’offre et les prototypes prévalent. L’exploitation d’œuvres immatérielles et intellectuelles implique des mécanismes de répartition de valeur multiples où s’imbriquent droits d’auteurs, droits voisins, mécanismes de soutiens publics, crédits d’impôt et prix régulés. S’y ajoutent des cycles d’activité très particuliers, qui rendent l’appréciation de la rentabilité moins certaine. Or le monde bancaire auquel s’adresse ces entreprises est nécessairement standardisé et comprend parfois mal les logiques d’économie atypique qui gouvernent ces entreprises. C’est là qu’intervient l’IFCIC, dont le capital est détenu à 51% par les banques françaises de la place.

Pour ces raisons, les Ministres de la Culture et de l’Economie et des Finances, dont les administrations interviennent depuis longtemps dans la régulation de ces secteurs et dotent l’établissement de moyens financiers spécifiques, ont demandé à l’IFCIC de renforcer son action en prêts participatifs[1] aux petites et moyennes entreprises, dans le cadre d’un plan global, avec Bpifrance, en faveur du secteur, annoncé le 13 mai par le Président de la République.

Les prêts participatifs sont des emprunts remboursables dont les conditions permettent toutefois aux entreprisses emprunteuses de les inscrire en quasi-fonds propres. Ils facilitent ainsi leur structuration financière et offrent un « levier » pour permettre l’arrivée ultérieure d’investisseurs en fonds propres. Ils constituent un outil intermédiaire entre les prêts et les fonds propres. Ils permettent notamment de répondre aux besoins de développements structurels d’entreprises qui ne peuvent pas encore bénéficier de financements en fonds propres.

Ils se remboursent à moyen terme, sur une durée de remboursement variable selon les besoins, sans toutefois dépasser 7 ans, et offrant la possibilité d’une franchise de remboursement (d’une durée maximale de 2 ans). Un intérêt à taux fixe (selon barème en vigueur) est perçu en rémunération de ces prêts, un taux complémentaire variable s’appliquant en fonction du succès de l’entreprise.

Les prêts et prêts participatifs de l’IFCIC ne comportent aucune garantie prises sur l’emprunteur.

L’IFCIC dispose d’ores et déjà de fonds qui autorisent des prêts participatifs pour l’ensemble des secteurs relevant du champ du ministère de la Culture. Dans le cadre du plan d’ensemble annoncé, ces moyens sont aujourd’hui renforcés à hauteur de 25 millions d'euros grâce à un financement issu du Plan d’Investissement d’Avenir. Ce financement provient du Fonds national pour la société numérique, géré par la Caisse des dépôts et consignations. Il sera destiné aux entreprises innovantes. Les moyens de l’IFCIC pour accorder des prêts et prêts participatifs sont ainsi portés à plus de 100 millions d'euros.

 

CONTACTS : Florence Philbert Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Sébastien Saunier Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

[1] Ce financement bénéficie du soutien de la garantie de l'Union Européenne octroyée par le programme Europe Créative et le Fonds Européen pour les Investissements Stratégiques (FEIS) et ce, dans le cadre du Plan d'Investissement pour l'Europe.


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