Quelles opérations ?

Les crédits à la production et à la distribution cinématographique et audiovisuelle

Ces crédits sont destinés à financer l'ensemble des dépenses de développement, préparation, production, postproduction et promotion d'une œuvre cinématographique ou télévisuelle. Il s'agit pour l'essentiel de crédits à court terme.

Crédits aux sociétés de production

Le crédit constitue pour le producteur un relai de trésorerie nécessaire à la fabrication de son œuvre. En effet, si les coproducteurs versent généralement les sommes correspondant à leur part en coproduction pendant la fabrication, toutes les sommes provenant des pré-achats (diffusion télévisuelle en clair ou cryptée principalement, mais aussi minima garantis versés par des distributeurs pour l'exploitation en salles, la vidéo, ou l'exportation) - mobilisables dès lors qu’elles sont constituées par des contrats signés - sont versées après la livraison de l'œuvre.


Il peut arriver que le crédit bancaire aille plus loin et couvre le déficit de financement du film, en anticipant les recettes (à venir) de l'exploitation commerciale. On parle alors de crédit en blanc ou "gap financing". Cette activité, très risquée, ne se pratique que sur les œuvres pour lesquelles il existe de réelles perspectives de ventes sur le marché international.

Sont éligibles à la garantie de l’IFCIC les crédits destinés :

  • au financement du développement et de la fabrication d'œuvres cinématographiques ou audiovisuelles européennes,
  • au financement de la structure de production en tant que telle, dès lors qu’ils sont consentis à des sociétés de production indépendantes établies dans un des Etats participant au programme Europe Créative de l’Union Européenne.

UE-EIFL'activité de garantie de l'IFCIC en faveur des sociétés de production européennes bénéficie du soutien du mécanisme de garantie en faveur des industries culturelles et créatives avec l'appui financier de l'Union Européenne dans le cadre du Programme Europe Créative.

 

Crédits aux sociétés de distribution

Les distributeurs constituent un maillon essentiel de la filière cinématographique et audiovisuelle. Chargés du « placement » et du lancement commercial des œuvres sur les différents supports d'exploitation, ils investissent dans leur promotion et, de façon croissante, dans leur préfinancement par l'octroi de minima garantis (à valoir sur les recettes d'exploitation futures).


Le recours au crédit intervient habituellement pour financer :

  • les dépenses d'acquisition ou de promotion d'une ou plusieurs œuvres du programme de la société de distribution, en anticipation des recettes d'exploitation futures de ces œuvres (le distributeur bénéficiant en règle générale d'un premier rang dans la perception des revenus de commercialisation) ;
  • les besoins de trésorerie à court ou moyen terme des sociétés de distribution (crédits généralement garantis par des droits sur un « portefeuille » de films existants).

 


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