Cinéma et industries de l'image

La production cinématographique et audiovisuelle

 

L’IFCIC garantit les crédits accordés aux sociétés de production cinématographique et audiovisuelle.

Cette activité, à l'origine de la création de l'IFCIC, favorise l’accès au financement des producteurs indépendants et leur permet notamment d’assurer la trésorerie nécessaire à la production de leurs œuvres. Elle est financée par le CNC.

La garantie de l’IFCIC couvre, en partie, le risque financier. Elle bénéficie à l’établissement de crédit intervenant qui constitue et adresse à l’IFCIC le dossier de demande de garantie.

Entreprises éligibles :

Les sociétés de production cinématographique ou audiovisuelle établies dans un des Etats participant au programme Europe Créative de l'Union Européenne.

Opérations éligibles

Les crédits participant au financement :

  • des dépenses liées à l'acquisition de droits incorporels d'une ou plusieurs œuvres et des coûts de développement de ces projets. Ces crédits peuvent être garantis à hauteur de 70%.
  • des dépenses de préparation, pour la production d'œuvres de nationalité européenne, lorsque la décision de production est prise et que les frais liés directement à la fabrication de l'œuvre sont engagés (ce type de financement intervient quelques semaines avant la date du début du tournage). Ces crédits sont garantis à hauteur de 55%.
  • des dépenses de fabrication (tournage et post-production), pour la production d'œuvres de nationalité européenne. Ces crédits, dits « de production », sont garantis à hauteur de 55 %.
    Le crédit de production offre au producteur un relai de trésorerie nécessaire à la fabrication de l’œuvre. En effet, si les coproducteurs versent généralement les sommes correspondant à leur part en coproduction pendant la fabrication, toutes les sommes provenant des pré-achats (diffusion télévisuelle en clair ou cryptée principalement, mais aussi minima garantis versés par des distributeurs pour l'exploitation en salles, la vidéo, ou l'exportation) - mobilisables dès lors qu’elles sont constituées par des contrats signés - sont versées après la livraison de l'œuvre.
    Il peut arriver que le crédit bancaire aille plus loin et couvre le déficit de financement du film, en anticipant les recettes (à venir) de l'exploitation commerciale. On parle alors de crédits en blanc ou "gap financing". Cette activité, très risquée, ne se pratique que sur les œuvres pour lesquelles il existe de réelles perspectives de ventes sur le marché international. Ces crédits, dits « crédits export », sont garantis à hauteur de 65%.
  • des besoins structurels des sociétés de production. Ces crédits à moyen terme sont généralement garantis par des droits sur un "portefeuille" de films existants, et par l’IFCIC à hauteur de 50 %.


UE-EIFL'activité de garantie de l'IFCIC en faveur des sociétés de production européennes bénéficie du soutien du mécanisme de garantie en faveur des industries culturelles et créatives avec l'appui financier de l'Union Européenne dans le cadre du Programme Europe Créative.

 


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