Cinéma et industries de l'image

La production cinématographique et audiovisuelle

 

Cette activité, à l'origine de la création de l'IFCIC, permet aux producteurs et aux distributeurs indépendants d'emprunter pour assurer la trésorerie nécessaire à la production ou à la distribution de leurs œuvres, malgré des structures financières souvent très légères.

Le risque particulier de ces crédits repose sur l'analyse de la qualité du financement de l'œuvre et du risque de fabrication et donc de dépassement du budget et de non livraison. Pour cette analyse, l'IFCIC bénéficie d'une grande connaissance professionnelle et d'une longue expérience.

Entreprises éligibles :

Les sociétés de production et de distribution cinématographiques ou audiovisuelle, pour la production ou la distribution d'œuvres de nationalité européenne éligibles, soit à l'agrément des investissements cinématographique, soit au compte de soutien à la production audiovisuelle, du Centre national du cinéma et de l'image animée.

Toutefois, depuis 2010, les crédits de production destinés au financement de la fabrication d'œuvres européennes non françaises sont susceptibles de bénéficier de la garantie de l'IFCIC dans le cadre du Fonds de Garantie MEDIA pour la Production.

Opérations éligibles :

Les dépenses liées à l'acquisition de droits incorporels d'une ou plusieurs œuvres et les dépenses liées aux différents stades de développement de ces projets. Ces crédits peuvent être garantis jusqu'à 70%.

Les dépenses de préparation, lorsque la décision de production est prise et que les frais liés directement à la fabrication de l'œuvre sont engagés. Ce type de financement intervient quelques semaines avant la date du début du tournage.

Les dépenses de fabrication : tournage et post-production, c'est-à-dire jusqu'à la livraison de l'œuvre, soit aux distributeurs, soit aux diffuseurs. Les crédits octroyés à cet effet sont garantis à hauteur de 55 %.

Les dépenses liées au versement d'un minimum garanti de recettes accordé par les distributeurs, ou celles liées aux frais de promotion et de lancement publicitaire, ainsi que les frais de tirage de copies pour l'exploitation en salles des films cinématographiques.
Les financements à moyen terme des besoins plus permanents des entreprises de production et distribution. Ces crédits sont généralement garantis par des droits sur un "portefeuille " de films existants.
Ces deux derniers types de financement sont garantis à hauteur de 50 %.

Pour en savoir plus :

Le crédit est, pour le producteur, non pas un élément de son plan de financement, mais un moyen d'anticiper ses financements afin de trouver la trésorerie nécessaire à la fabrication de son œuvre.

En effet, si les coproducteurs, théoriquement et souvent effectivement, versent les sommes correspondant à leur part en coproduction pendant la fabrication, toutes les sommes provenant des pré-achats (diffusion télévisuelle en clair ou cryptée principalement, mais aussi minima garantis versés par des distributeurs pour l'exploitation en salles, la vidéo, ou l'exportation), sont versés après la livraison de l'œuvre. Le producteur doit faire largement appel au crédit pour bénéficier de la trésorerie nécessaire à ses besoins, sous forme de mobilisations des créances constituées par les contrats signés.

Il peut arriver que le crédit bancaire aille plus loin et couvre le déficit de financement du film, en anticipant les recettes (à venir) de l'exploitation commerciale. On parle alors de "gap financing". Cette activité, très risquée, ne se pratique que sur les œuvres pour lesquelles il existe de réelles perspectives de ventes sur le marché international.